Conjuguer cancer avec espoir, c’est possible aujourd’hui

On ose aujourd’hui en parler un peu plus qu’il y a 40 ans. Diabolisée, à juste titre, la maladie a touché la plupart des familles, et ne laisse personne indifférent. Le cancer, ce tueur lent, est encore la cause de près de 30% des décès au Luxembourg. Plus de 1.000 personnes en meurent encore chaque année, alors que la prévention s’est singulièrement améliorée, et que de nouvelles combinaisons thérapeutiques (chimiothérapies, radiothérapie, chirurgie, hormonothérapie…) permettent de faire mentir de plus en plus les statistiques.

3.000 mauvaises nouvelles

A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, SERVIOR s’associe à tous ceux qui luttent pour encourager la prévention et soutenir les malades. Au premier rang de ceux-ci, la Fondation cancer, qui œuvre à créer un avenir sans cette terrible maladie, tout comme la Fondation « Kriibskrank Kanner » et « Een Häerz fir kriibskrank Kanner ». Chaque année, près de 3.000 personnes résidant au Grand-Duché apprennent qu’elles sont porteuses de la maladie. Le cancer est la 1ère cause de mortalité chez l’homme (31,2 %) et la 2ème cause chez la femme (25,1%) après les maladies de l’appareil circulatoire.

Traitement délicat chez les seniors

Chez les personnes âgées, la pathologie cancéreuse est particulièrement fréquente, avec un risque évolutif non négligeable pour certaines formes de la maladie. L’âge n’aidant pas, d’autres problèmes de santé peuvent venir compliquer la prise en charge du cancer. Dans le cas particulier des seniors, une analyse fine des capacités de la personne à tolérer les traitements est au moins aussi importante que l’analyse précise de la tumeur. Cette démarche est particulièrement cruciale quand les traitements envisagés peuvent être sources d’effets secondaires sérieux, comme la chimiothérapie ou la chirurgie.

L’année du vaccin

En 2020, lors des vagues successives du covid-19, outre la pandémie, la grande crainte du monde médical était de ne pas pouvoir prendre en charge les pathologies « habituelles », non liée à l’épidémie de coronavirus. En matière de cancer, par exemple, une détection tardive, une tumeur laissée trop longtemps, et la catastrophe se profilait.

Mais ce besoin vital pour les lits d’hôpitaux n’est pas le seul point commun entre les deux maux. Alors que le public a appris à connaître la technique de l’ARN messager, utilisée par les premiers producteurs de vaccin présents sur le marché, BioNTech-Pfizer et Moderna, les scientifiques placent beaucoup d’espoir dans cette technique pour lutter aussi contre le cancer.

Préserver les cellules saines

Les premiers traitements reposant sur l’ARN messager, qui apprendraient au corps à lutter directement contre les cellules cancéreuses, pourraient voir le jour d’ici deux à trois ans. Contrairement à la chimiothérapie, le traitement préserverait les cellules saines.  Les investissements, les ressources… et un retour d’expérience de plus en plus important sur l’ARNm promettent de voir se développer des formes de vaccins curatifs destinés à circonscrire le mal. Mais la route restera longue et tortueuse avant de prendre la mesure de ces tueurs en série que sont le cancer du sein ou le cancer des poumons, pour ne citer qu’eux.

Deux vaccins préventifs sont déjà proposés dans le cadre de la prévention des cancers : le vaccin anti-HPV, contre le cancer du col de l’utérus, et le vaccin contre l’hépatite B, en prévention du cancer du foie.

Relais virtuel

On notera aussi qu’en cette seconde année Covid, le « Relais pour la vie », manifestation phare de la lutte contre le cancer, connaîtra une édition virtuelle, les 27 et 28 mars. Tous les renseignements sur le site internet dédié.

 

Autres liens utiles :

Le Plan national cancer 2020-2024

La Fondation cancer

Fondatioun Kriibskrank Kanner